Semi marathon de Lavau sur Loire

Samedi soir, il est 18h45 environ quand nous effectuons, Xavier et moi, la reconnaissance du parcours.

L’organisation avait prévu d’ouvrir ce circuit de 5 km pendant 1h30, ce qui était une bonne idée afin de ne pas partir aveugle le lendemain lors de l’épreuve. Toutefois, la reconnaissance se faisant sur route ouverte, une vigilance était à apporter quant au respect du code de la route.

Le circuit commence par une montée ! Une montée qui pique déjà dans les pattes, du moins dans les miennes car Xavier me parait bien en forme. Toutefois, c’est l’une des premières courses que j’effectue dans un cadre aussi… Bucolique. Nous sommes dans la campagne, sur une route pas très large passant au milieu des hameaux. J’ai les cuisses qui chauffent dans les petites bosses et suis obligé de demander à Xavier de ralentir… il est en forme le gaillard ! Derrière nous, un véhicule de l’organisation s’assure de notre sécurité ! Le revêtement quant à lui, je le trouve moyen, je suis monté en G13, c’est dur et pas très agréable. Xavier, de son coté, trouve le circuit sympa, roulant… Il est en Black Magic X-Firm. Je suis bluffé car nous n’avons pas du tout les mêmes sensations. Après deux tours de reconnaissance, nous estimons qu’il est bon de rentrer.

Dimanche 11h. Soleil radieux, pas trop chaud, peu de vent et beaucoup de jeunes sur la ligne de départ, prêts pour 4 tours. Des vieux comme nous, il n’y en a pas beaucoup ! Bon, vu le ressenti de la veille, on se dit qu’on monte la côte ensemble pour rouler à deux. Le départ est donné, Xavier est devant moi, ça monte facile, la côte se sent à peine. J’ai monté les Black-Magic, c’est plus confortable. Xavier évite une chute devant lui. Plus loin, je passe devant et essaye de trouver des patineurs à suivre. Xavier est dans la roue puis au premier virage, on se lâche de quelques mètres. Xavier me rejoint, puis après une autre situation identique, il me fait signe de partir. Xavier se retrouve dans un groupe de quelques patineurs dès le début. C’est une bonne chose de se mélanger à d’autres patineurs dans un peloton, qui malgré tout ne roulent pas assez vite. A moins de se retrouver dans un groupe proche de la tête de course, les autres pelotons jouent le jeu de l’attente.  Et ce jeu ne convient pas à Xavier qui aimerait partir… Mais il se retrouverait alors seul. Il décide alors de rester avec le groupe jusqu’à la ligne d’arrivée.

De mon côté, je suis donc dans un groupe  de 10 patineurs avec des plus jeunes. J’ai en tête que le parcours ne m’est pas favorable car les petites bosses, ce n’est pas pour moi. Finalement, ça passe bien ! Au loin, il y a un autre peloton et j’ai envie qu’on aille le chercher. Je remonte donc six patineurs devant moi et me retrouve au-devant de mon peloton.  Pas de bol, personne ne prend de relais ! Je ralentis, je me redresse, je me déporte complètement… Mais ils me collent tous. Impressionnant ! J’aurais pu faire demi-tour, qu’ils m’auraient suivi ! Ca finit par bouger et quelques-uns passent devant.  Ça fait du bien de retrouver un peu d’aspiration. Le peloton que j’ai envie de reprendre est toujours à portée de vue mais on ne le rattrape pas, c’est dommage. Je ne sais pas comment, mais je me retrouve de nouveau devant. Au bout d’un moment, je me redresse, me retourne et réclame un relais jusqu’à la ligne d’arrivée.

Dommage ! Xavier et moi-même n’avons  pas pu tirer profit du potentiel de nos pelotons. Dans nos groupes respectifs, nous n’avions pas d’objectif commun ! Pour nous, ce fut une nouvelle expérience de course, riche d’enseignement sur les réactions d’un peloton mais aussi un moyen de tester notre forme de début de saison.

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